Roux Crayon et Maigre Couteau

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Roux Crayon et Maigre Couteau

Message par Velhelm Peikko le Ven 29 Sep 2017 - 19:00

Velhelm était nerveux. Dehors dans la cité, il ne marchait pas dans les rues. Il longeait les murs.

*J'espère qu'ils ne remarqueront rien... *

Il déglutissait beaucoup trop souvent. A chaque fois qu'il tournait à un angle de rue, il s'arrêtait quelques instants, dos contre le mur. Puis il jetait un coup d’œil dans la rue d'où il venait. Il fallait qu'il s'assure que personne ne le suivait.

Ses yeux se baissèrent dans le paquet qu'il tenait contre sa poitrine. Un petit paquet pas très gros, emballé dans une espèce d'emballage de feuille cartonnée. Il y avait une odeur de viande et de mort qui s'en dégageait.

*Je ne dois pas trop tarder. Les effets pourraient être moindres voire pire... *

Velhelm reprit alors son chemin. Il parvint à revenir dans son bureau et se retrouva face à sa table de travail. Dessus se trouvait un réchaud, son couteau de cuisine et le petit paquet déballé.

*Bon, je ne vais pas regarder pourrir la viande. Que l'expérience commence ! *

[…]

Velhelm se trouvait dans les rues de la cité. Il était excité par la magie qui circulait dans son corps. C'était tout nouveau. Et c'était super grisant !

C'est alors que les cris tuèrent les drogues de bonheur qui circulait dans l'organisme du Chercheur. Il s'arrêta, son dos immatériel contre le mur, à l'angle d'une rue. Il essaya de dompter sa respiration, puis il compta jusqu'à dix.

Il osa jeter un coup d’œil dans la rue d'où provenait les bruits. Et ce qu'il craignait qu'il arrive arriva : la Défense était à ses trousses !

Il se mit alors à courir. Ses pieds martelaient le sol. Certains habitants de la cité le regardèrent passer, se demandant si cet homme n'avait pas perdu la raison. En même temps, il était si maigre et si étrange avec cette coupe de cheveux qui rappelait Elvis.

Quand il s'arrêta au croisement suivant, que son dos matériel touchait le mur, sa cage thoracique subissait la respiration lourde de ses poumons. Il tourna la tête dans la rue d'où il venait et découvrit que la Défense était toujours à ses trousses. Il y avait même une femme qu'ils poursuivaient ! Pourquoi ?!

Alors, sans réfléchir, Velhelm attrapa la femme lorsqu'elle arriva au croisement. Il fit appel à la magie de l'Ursai qu'il avait mangé. Les deux corps devinrent immatériels et ils se retrouvèrent à l'intérieur d'un bâtiment.

La Défense les dépassa et le bruit de leur course devint lointaine. Ils étaient sauvés.

Velhelm se laissa glisser sur le mur et s'effondra. Ses fesses frappèrent le sol tandis qu'il reprenait sa respiration. Une goutte de sueur coulant le long de son visage.
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Re: Roux Crayon et Maigre Couteau

Message par Helen M. Earhart le Jeu 12 Oct 2017 - 14:36

SaTurn is Far Behind



.

- Hey ! Stoppez là !

Il court, il court le furet, le furet roux de la cité, il court il court le furet, le furet roux qui vous a volé. Il slalome entre les pavés, il slalomes entre les allés. D'ailleurs où voles-tu petit Roussignol? Pourquoi t'échappes-tu? C'est peut-être parce que tu as abîmé un arbre dans le quartier de la recherche. Franchement, à quoi pensais-tu en retirant l'écorce? En plus c'est pas la première fois que tu te fais poursuivre. A force, tu vas connaître la Cité sur le bout des doigts et toutes ses petites cachettes. Tu cherchais juste a créer de la colle avec ta sève volée? Tu penses que ça peut marcher? Et pourquoi la colle? Oh ! Pour tes pinceaux, je vois. Tu les fabriques toi même, ingénieux.

- Hey ! L'Roussignol ! On va te foutre en cage si tu...

Si tu quoi? Il est essoufflé l'camarade de jeu ! En même temps toi aussi. Tu as beau être légère comme une plume, tu en es pas moins menue. Tu n'es pas très endurante, et tes petits muscles d'oisillon te font mal. Tu ne vas plus tenir très longtemps. Tes joues sont rouges, ta respiration est forte, ton cœur bat comme un petit tambourin pour enfant. Deux fichues années à courir, à faire des recherches et a travailler pour cette Cité qui l'humiliait. Le Roussignol a fait-ci, il a fait ça. Encore échappée, c'est qu'une folle. Attention elle pose les mains partout... ça va aller hein? Si toi, jeune femme étais aussi célèbre, c'était seulement a cause de ta peur. Sans compter la fois de ton transfert ou tu étais arrivée endormie et a poil. Ni la fois ou tu as tenté de t'échapper de l’hôpital, avec pour vêtement que la chemise stérile et blanche. Bref. Et aujourd'hui on te poursuivait pour un peu de sève. Le monde ne tournait vraiment pas rond. Peut-être que tu étais sur Saturne. Tu as compris ? Saturne pas rond.

A un croisement, tu tournes. Puis... tu comprends plus ce qu'il se passe. Un truc t'empoigne le bras... et te tire vers un mur. Tu fermes les yeux attendant le choc... qui ne vint pas. Enfin si, mais pas comme tu l'attendais. Tu tombes seulement tête en avant contre un sol froid et dur. Le truc t'as lâché. Tes genoux te font un peu mal, alors tu te relève un peu en grimaçant, et en les frottant doucement. "Ouille..." Tu regardes le sol. Du béton coulé un peu gris/clair. La seule source de lumière venait d'en face. Une petite fenêtre à la vitre brisé et jaunie. Une sorte de vieil entrepôt, avec des objets un peu partout du style tournevis, vis, engrenage... et des horloges. Un atelier d'Horloger? Ou un dépotoir de quincaillerie plus fonctionnel... Tu ne sais pas trop. Comment avais-tu atterrit ici? Un nouveau transfert? Tes lèvres se soulèvent, tes yeux pétillent. Tu étais rentrée sur Terre ! Tu danses, tu t'amuses, tu es heureuse...

- J'suis rentrée à la maison !! J'suis suis Terre !! Je vais te retrouver Lydie !!!

Tes yeux se tournent vers l'Homme à la drôle de coupe. Était-ce lui qui t'avait ramené? Tu es heureuse, tellement que tu sais pas quoi lui dire.. seulement un "merci". Tes yeux s'embrument, ton sourire se fait encore plus grand. L'espoir de retrouver Lydie est plus présente que jamais. Tu étais enfin de retour sur Terre. Grâce à cet homme. L'oiseau était enfin libre. Il était sorti des engrenages, de cette cage rouillée. Sortie de ce Saturne aux anneaux qui l'enserrait.     
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Re: Roux Crayon et Maigre Couteau

Message par Velhelm Peikko le Mer 18 Oct 2017 - 17:10

Sa poitrine était beaucoup trop agitée. Velhelm, assis, dos contre le mur, récupérait sa respiration. Les yeux fermés, il tendait l'oreille pour savoir si la Défense avait découvert la façon dont ils s'étaient tous les deux envolés.

Son corps faisait trop de bruit pour parvenir à entendre quelque chose du monde extérieur. Tout du moins, de cet entrepôt. Alors le chercheur ouvrit enfin les yeux et découvrit la personne qu'il avait sauvé des règles strictes de la Défense. C'était une femme aux cheveux roux.

Et elle souriait.

Et elle le remerciait.

*Pour l'avoir ramené sur Terre ?!... *

Prenant appui sur la paume de ses mains, Velhelm se releva et observa ce nouvel environnement alors qu'il disait « De rien. » au « Merci » de l'inconnue rousse. Ses yeux allèrent rapidement de gauche à droite et de droite à gauche. Il semblait n'y avoir aucun inventeur. Car ça ne pouvait être que ça, personne d'autres ne collectionneraient autant de bidules mécaniques, de câbles et d'horloges. Surtout qu'il y avait des prototypes de toutes tailles qui...

« Euh, salut. Je m'appelle Velhelm Peikko. »

Il lui tendit sa main pour serrer la sienne.

« Par contre, je ne pense pas qu'on soit rentré sur Terre. Ou alors j'ai une affinité particulière avec la viande d'Ursaï. »

Ses yeux s'agrandirent. Il venait de déclarer à une inconnue qu'il avait volé de la viande d'une créature rare pour la Cité.

*Bon, elle était poursuivie par la Défense, donc ça devrait aller. Mais peut-être que c'était une mise en scène ? Peut-être que c'était une espionne ? *

Le palpitant du chercheur battait toujours aussi fort. Mais c'était maintenant de peur d'avoir « sauvé » la mauvaise personne. Il devait savoir maintenant. Il sentait encore la magie de l'Ursaï parcourir son propre système magique.

Il avait encore un peu de temps pour passer à travers les murs et fuir aussi loin et vite que possible.

« Euh, tu n'es pas avec la Défense par hasard ? Tu n'es pas là pour me piéger ? »
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Re: Roux Crayon et Maigre Couteau

Message par Helen M. Earhart le Dim 22 Oct 2017 - 11:02

Joie, excitation. Joie, bonheur, soulagement. Tout ça se mélangeait dans ta tête. C'était comme savourer des bonbons d'antan. Des petits bonbons au papier colorés et aux saveur fruité, avec une pointe de miel pour une pointe de soleil. C'était comme les couleurs de l'arc-en-ciel. C'était comme la multitude de couleurs de lampions ou de ballon lachés en pleine nuit,en pleine journée. Donnant des petites touches colorés à un ciel d'un bleu profond ou d'un bleu éclatant. Tu
avais le regard plissés, les iris verts rieurs. Ton grand sourire laissait échapper ton rire cristallin. Tu étais à la maison. Tu étais enfin rentrée sur terre. Ta Terre. Chez toi. Après ces deux longues années d'absence, quelques personnes devaient s'inquiéter de ta disparition soudaine. Tu espérais qu'ils avaient garder espoir, comme tu l'avais garder toi, sur la fournaise qu'était Saturne.

L'Homme se présenta. Vel...helm Peikko, étrange nom. Mais après tout, les héros avaient ds noms assez originaux. Se sortir un peu de la normalité. Enfin, c'était ça non? Dans les comics? Tu ne sais pas trop, la SF et toi ça faisait un peu 36 178 265 ! Tu aurais du en lire plus d'ailleurs, ça t'aurait peut-être aidé sur Saturne pour comprendre les conjonctions, téléportations et autre phénomène bizarre et non terrestre. Mais bon, déjà la science c'était pas forcément ton domaine, et en plus la quantique... ça te donnait un peu mal au crâne. En tout cas ce... Monsieur Peikko te tendais la main. Tu saisis sa paume sans hésitation.

- On m'appelait le Roussignol... Sur Saturne.

Les mots qui suivirent... Te déchirèrent le cœur. C'était comme renverser une gourde d'eau nouvellement acquise dans le désert, après trois jours de voyage. C'était.. comme si un oiseau que tu venais de soigner s'envolait pour se prendre une balle quelques secondes après son envol. C'était comme arriver quelque secondes trop tard après la ort d'un proche qui t'attendait, pour te revoir une dernière fois. C'était d'une douleur immense. Indescriptible. L'homme n'était pas un héros. C'était un perfide oiseau, comme elle. Enfermé... qui lui avait offert le goût du bonheur pendant quelques secondes, avant de lui avoir poignardé le cœur. Ton sourire s'efface. Tes lèvres tremblent. Tu relâches sa main, doucement, les doigts froids, frêles... La neige s'empare de ton coeur. Les torrents, de tes pupilles.Tu n'arrives pas à le croire... comment un simple bonheur pouvait devenir aussi dévastateur. Les bonbons colorés se changent en bouillis d'insectes. Les ballons éclatèrent. Les lampions s’enflammèrent pour disparaître en fumée. Les étoiles s'éteignent... le ciel devient plus obscur. Tu étais le plus malheureux des oiseaux. On t'avait en quelques secondes, arraché les ailes et laissé là, sur le rebord de la fenêtre, à regarder ce semblant de ciel. Condamné à rester dans ta cage, et à sautiller pour te déplacer.

Tes yeux ne quittent pas l'homme. Les algues de tes beaux yeux ondulent dans le courant de larmes. Celles-ci tombent, roulent sur tes joues. Étrangement, elles sont fines, comme la petite pluie, la petite rosée du matin. Tu te recules.Te tiens le front, regarde autour de toi. La colère monte autant que la douleur. Tu détestais cet endroit. Le méchant horloger, il avait transpercer ton coeur des pointes de ses aiguilles. Tes poings se serrent, tu te saisis d'un objet et tu le lèves pour le fracasser par terre. Mais au dernier instant.. tu repenses à ce oisillon blessé. Alors tu serres l'objet tout contre ton coeur. Et tu t'assieds, sanglotant en silence. Chantonnant une petite comptine pour enfant.Comme les chats qui ronronnent pour se rassurer, toi tu chantes. De ta petite voix de rossignol. Une jolie petite voix, aussi fragile que celle d'un enfant. Sa viande? Elle en avait rien a faire. Elle n'avait pas faim, plus faim.

« Euh, tu n'es pas avec la Défense par hasard ? Tu n'es pas là pour me piéger ? »

Encore une provocation. De sa part. De l'Oiseau Moqueur, mangeur de viande. Tu ne réponds pas de suite. Tu ne t'étais pas assez calmée. La colère n'avait pas éclaté, mais elle s'adoucissait dans cette douce comptine. Doucement, ta voix s'estompe. Tes larmes elles, continuent de couler. Tu hausses les épaules.

- Pourquoi tu veux que je te piège? On est tous déjà enfermé ici de toute façon.

Tu te balances doucement, d'avant en arrière. Toi, tu cherches juste à fuir. A partir d'ici. T'en aller. Les engrenages, la rouille, les tôles, la poussière... Ce n'était pas fait pour un petit Roussignol comme toi. Tu étais frêle, fragile comme un oisillon. Tu ne tiendrais pas le coup face à des monstres. Face à Saturne. Face aux oiseaux enfermés avec toi. Tu reprends ta comptine. Le désespoir revenait à la surface... et au plus profond des abysses de ton coeur.


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Re: Roux Crayon et Maigre Couteau

Message par Velhelm Peikko le Lun 23 Oct 2017 - 18:34

Le chercheur ne comprenait rien.

*De Saturne ? *

Il leva les yeux vers le ciel et se souvint qu'il se trouvait à l'intérieur d'une espèce d'hangar. Alors, en fronçant les sourcils, il reposa son regard sur le visage de l'étrange oiseau...

*chanteur ? Mais- Qu'est-ce que je suis sensé faire ? *

Velhelm était désarmé. Il avait envie de prendre la jeune femme dans ses bras, de la réconforter. Mais il avait peur que le geste soit mal pris. Et puis, il n'avait pas autant d'audace. Alors il se contenta d'attendre. Il espérait qu'elle se calmerait toute seule.

*Bon, ce qui est clair, c'est que ce n'est pas une ennemie. Ce qui semble aussi clair, c'est qu'elle ne semble pas vraiment saine d'esprit. Mais qui suis-je pour contester ça avec mon propre problème de dédoublement de personnalité ?... *

Ses yeux furetèrent dans le hangar. Pendant ce temps, le Roussignol de Saturne allait d'avant en arrière, continuant sa comptine enfantine. Velhelm décida alors de se rapprocher du tas de bazar et d'horlogerie. Il découvrit derrière un gros coffre de bois, une table.

Ses yeux s'ouvrirent en découvrant le petit mécanisme d'acier à manivelle. Il avait trouvé une solution pour faire revenir le Roussignol de Saturne à Terre 2.

*Bon, on va omettre l'horloge branchée à la boîte à musique. On va omettre également ce dispositif étrange qui relie les deux. On va dire que ça court aucun risque vu que tout n'est pas branché... *

Velhelm revint aux côtés de l'étrange oiseau chanteur. Il posa un genou au sol et posa la boîte à musique devant elle. Il commença alors à tourner la manivelle et une musique commença à en sortir. L'air lui était pour l'instant inconnu. Mais peut-être venait-il d'un pays autre que le sien qui était la Finlande.

« Dis-moi, est-ce que tu connais cette musique ? Est-ce que l'aimes bien ? »

Velhelm continuait de tourner la manivelle, laissant la mélodie se jouer au gré des pleins et des trous de sa partition mécanique.

C'est alors qu'une troisième voix intervint :

« Mais- Qui êtes-vous ? Et qu'est-ce que vous faites avec mon invention ?! »

La personne, probablement l'inventeur de toute cette horlogerie incompréhensible, semblait paniquer à l'idée d'entendre la musique.

Que venait-il de déclencher ? Une machine à voyager dans le temps ?



Concernant le PNJ:
Si tu as envie de décrire ce PNJ : fais-toi plaisir !
Si tu as envie de le faire intervenir de quelque sorte : fais comme bon te semble !
Si tu as envie de le nommer, lui ou son invention |...]
Enfin bref, tu as compris, fais ce que tu veux avec le PNJ ! ^^
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Re: Roux Crayon et Maigre Couteau

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